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Des données patrimoniales en ligne sur le Maroc avril 13, 2008

Posted by ahmed bachr in Actualités.
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Hélas ! Ce n’est pas un site marocain qui diffuse ces précieuses informations culturelles et ces archives historiques. Mais ce sont des données que l’on peut consulter via le moteur de recherche « Collections » du portail Culture.fr (Ministère français de la culture).
Ce moteur spécialisé français donne accès à trois millions de notices et deux millions d’images de données patrimoniales provenant de 28 sources documentaires différentes. En plus de la recherche simple utilisant des mots-clés, la recherche avancée permet de soumettre une équation de recherche exploitant les opérateurs booléens, des fonctionnalités linguistiques et un affinement selon l’âge des documents. Les résultats sont affichés par ordre de pertinence.
Une recherche avec le mot-clé « Maroc » donne exactement 3259 résultats dont 2491 sont des images et photos remontant jusqu’aux années 1830. Une mine d’informations pour l’historien, le chercheur, l’étudiant, le journaliste et même le simple curieux. Et c’est, malheureusement, la seule source d’information en ligne pour nos citoyens, à l’heure où les slogans eMaroc, eGov et eAdministration sont sur toutes les lèvres. Pourtant, à l’échelle d’un ministère ou même d’une simple division ministérielle, mettre en ligne un tel système ne demanderait que de modestes moyens. Notamment l’acquisition d’une poignée de scanners et d’un serveur doté d’une capacité disque de quelques centaines de Go. De tels équipements informatiques peuvent se trouver déjà sur place et dans la majorité des cas, sous-exploités. Les logiciels, quant à eux, peuvent reposer tous sur des solutions « open source » et gratuites, ô combien nombreuses pour ce type d’application.

A l’heure où les bibliothèques 2.0 sortent littéralement hors les murs et vont carrément chez l’utilisateur avec toute une panoplie de contenus numérisés à forte valeur ajoutée, nous, on est encore en train de construire la bibliothèque 1.0, celle coulée dans le béton et ne proposant que des collections physiques. En attendant, le citoyen marocain, au fond d’un cyber de quartier, pourra toujours chercher des données patrimoniales sur son pays dans un site étranger, dans une langue étrangère.